2026-08-18 L'actualité en direct : France, monde, économie et politique.
Plusieurs scooters de ville stationnés en rangée dans une rue urbaine.

À Angers, le centre-ville serre la vis aux deux-roues

À Angers, les habitudes vont changer sur le plateau piétonnier. À partir du 1er septembre 2026, les trottinettes électriques, vélos électriques, gyropodes et autres engins de déplacement personnel motorisés ne pourront plus y circuler.

La règle vise les usagers qui traversent aujourd’hui le centre en mode motorisé, même à faible vitesse. En cas d’infraction, l’amende annoncée est de 150 euros. Les engins restent toutefois autorisés à condition d’être tenus en main.

Ce qui change le 1er septembre sur le plateau piétonnier

La mesure étend une interdiction déjà appliquée depuis avril 2022 aux deux-roues thermiques, comme les motos et scooters. Désormais, la Ville d’Angers ajoute les EDPM motorisés au périmètre interdit à la circulation.

L’objectif affiché est de sécuriser les cheminements piétons dans les rues réservées aux marcheurs. La municipalité met en avant la hausse des comportements dangereux et des incivilités liées à certains usages de trottinettes électriques dans l’espace public.

Point à retenir Règle annoncée
Date d’entrée en vigueur 1er septembre 2026
Zone concernée Plateau piétonnier d’Angers
Engins visés EDPM motorisés, vélos électriques, trottinettes électriques, gyropodes
Sanction 150 euros d’amende
Usage encore possible Engin tenu en main

Trottinettes, vélos électriques, gyropodes: les usagers concernés

La nouvelle règle concerne les engins motorisés utilisés dans les aires piétonnes. Les trottinettes électriques sont les plus visibles, mais elles ne sont pas les seules visées.

Les vélos électriques entrent aussi dans le champ de l’arrêté, tout comme les gyropodes et les autres engins de déplacement personnel motorisés. Pour ces usagers, la différence se jouera donc entre circuler sur l’engin, ce qui sera interdit, et le pousser ou le tenir à la main, ce qui restera possible.

À Angers, le centre-ville serre la vis aux deux-roues

Les vélos classiques et les trottinettes non motorisées ne sont pas placés dans la même catégorie. Ils peuvent toujours emprunter ces espaces, mais à la vitesse du pas. Cette précision compte pour les familles, les livreurs, les salariés du centre-ville et les habitants qui traversent régulièrement le plateau piétonnier.

Les exceptions à connaître pour éviter l’amende

La règle ne signifie pas que les usagers devront contourner systématiquement tout le centre à pied. Un propriétaire de trottinette électrique pourra traverser les axes piétons avec son engin, à condition de ne pas l’utiliser comme véhicule.

Le bon réflexe sera donc simple: descendre de l’engin avant d’entrer dans le plateau piétonnier, puis le tenir en main jusqu’à la sortie de la zone concernée. Pour les vélos et trottinettes classiques, la circulation reste tolérée seulement à une allure compatible avec la présence dense de piétons.

La Ville prévoit une phase de sensibilisation avant la verbalisation. Des panneaux d’information et une signalétique au sol doivent être installés pendant l’été afin de rendre la nouvelle règle visible dans les rues concernées.

Une fourrière possible pour les trottinettes débridées

Un autre volet, voté par le conseil municipal du 29 juin, dépasse le seul plateau piétonnier. Il concerne les trottinettes électriques débridées, capables de dépasser la vitesse maximale autorisée de 25 km/h, ainsi que celles conduites sans assurance.

À Angers, le centre-ville serre la vis aux deux-roues

En cas de contrôle, la Ville pourra immobiliser ces engins et les placer en fourrière. Les interventions seront facturées 130 euros aux propriétaires.

La municipalité rappelle également que circuler sur les trottoirs au-delà de l’allure du pas constitue une infraction au code de la route. Cette contravention de 4e classe est sanctionnée par une amende de 135 euros.

Pourquoi Angers durcit les règles dans le centre

Le plateau piétonnier concentre commerces, terrasses, flux de passants et déplacements du quotidien. Dans cet espace, la cohabitation entre marcheurs et engins rapides devient plus sensible, surtout aux heures d’affluence.

Selon les éléments publiés par la Ville d’Angers, la priorité est de limiter les risques d’accident sans remettre en cause le rôle des mobilités durables. Anthony Lusson, adjoint au maire chargé de la Sécurité et de la Prévention, résume cette ligne: « Le développement des trottinettes électriques participe au développement des mobilités durables et c’est une bonne chose. Mais il s’accompagne aussi d’une hausse des comportements dangereux et des incivilités sur l’espace public. »

Source: Ville d'Angers

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