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Herbes sèches dans un champ, un risque majeur pour les incendies à Montpellier.

À Montpellier, les gestes qui évitent un départ de feu

La période à risque pour les feux de forêt a officiellement commencé le 15 juin à Montpellier. Jusqu’à la fin septembre, les habitants, visiteurs, propriétaires et professionnels intervenant près d’espaces naturels sont appelés à limiter les comportements pouvant provoquer un incendie.

La Ville de Montpellier rappelle que le danger ne concerne pas seulement les grands massifs forestiers. Les friches, garrigues, pinèdes, bords de chemins et zones végétalisées proches des habitations peuvent aussi permettre au feu de se propager rapidement, surtout avec le vent et les fortes chaleurs.

Les bons réflexes dès maintenant

Les habitants concernés doivent vérifier leur obligation légale de débroussaillement lorsqu’elle s’applique à leur terrain. Cette mesure vise à réduire les départs de feu et à ralentir leur progression autour des bâtiments.

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Il est aussi recommandé d’anticiper des moyens simples de première réaction, comme l’accès à un point d’eau ou du matériel adapté, sans jamais se mettre en danger. Un départ de feu doit d’abord être signalé aux secours.

Pendant la période très dangereuse, du 16 juin au 30 septembre, les feux et barbecues sont interdits dans les zones boisées et jusqu’à 200 mètres de leurs abords. Les travaux produisant des étincelles doivent être reportés les jours de vigilance incendie, selon les restrictions préfectorales en vigueur.

À Montpellier, les gestes qui évitent un départ de feu

Avant une sortie nature, les habitants doivent consulter la météo des forêts, mise à jour chaque soir, ainsi que la carte départementale du risque incendie. Ces informations peuvent entraîner des interdictions temporaires de travaux, d’usage du feu ou d’accès à certains espaces boisés.

Les secteurs montpelliérains les plus exposés

Le nord de Montpellier et plusieurs espaces de la métropole sont cités comme vulnérables : le parc zoologique, la réserve naturelle du Lez, le bois de Montmaur, le plan des Quatre-Seigneurs, le parc Malbosc, le Château d’O, le lac des Garrigues et la pinède de la Paillade.

Dans ces zones, une sortie peut être déconseillée ou impossible lorsque le niveau de risque augmente. Le zoo de Lunaret et ses abords peuvent notamment être fermés au public pour des raisons de sécurité.

Le lieutenant-colonel Aurélien Manenc, responsable de l’équipe spécialisée en feux de forêt au SDIS 34, insiste sur un risque qui dépasse les seules forêts. Selon lui, tous les espaces naturels ou en friche peuvent devenir menaçants lorsque le feu gagne les habitations.

À Montpellier, les gestes qui évitent un départ de feu

Pour les habitants déjà attentifs aux épisodes de chaleur, les consignes locales complètent les gestes de protection rappelés lors des fortes chaleurs à Montpellier.

Que faire si un feu démarre

En cas de départ de feu, il faut appeler immédiatement les pompiers au 112 ou au 18, puis suivre leurs consignes. Les voies d’accès doivent rester dégagées afin de laisser passer les secours.

Les occupants d’une habitation menacée doivent fermer le gaz et l’électricité lorsque cela peut être fait sans s’exposer. Il ne faut pas s’approcher des flammes, ni tenter une action isolée si le feu progresse.

La Ville invite aussi les habitants à s’inscrire à la Téléalerte de Montpellier afin de recevoir une alerte en cas de risque majeur, ainsi qu’une notification lorsque le niveau de vigilance devient élevé à très élevé.

À Montpellier, les gestes qui évitent un départ de feu

Un risque surtout lié aux comportements humains

Selon les données rappelées par la Ville, 94 % des feux sont d’origine humaine. Un feu sur deux serait lié à une imprudence ou à un comportement dangereux : chantier, activité agricole, mégot, barbecue, feu de camp ou usage d’un matériel produisant des étincelles.

En 2025, 49 feux ont été dénombrés dans le secteur de Montpellier, dont 40 entre juin et septembre. Au total, 519 hectares de végétation ont brûlé l’an dernier, contre 378 hectares en 2024.

Le SDIS 34 indique renforcer sa surveillance pendant l’été. Des véhicules légers patrouillent quotidiennement dans les massifs, des moyens peuvent être prépositionnés lorsque les conditions se dégradent, et des caméras installées sur des points hauts permettent de couvrir une large partie du département.

Source: En Commun – Montpellier

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